La banlieue à nettoyer au “kärcher”, l’esclandre avec un marin-pêcheur au Guilvinec, l’”imbécile !” lancé à son porte-parole David Martinon lors d’une interview, le mariage avec Carla Bruni seulement quelques semaines après leur rencontre, des tics nerveux incessants,… autant de signes que le Président de la République a du mal à contrôler ses pulsions de tout ordre. Le fameux “casse-toi, pauv’con !” lancé à un badaud qui refusait de lui serrer la main au Salon de l’Agriculture (vidéo sur le site du Parisien) et le bras de fer engagé avec le Conseil Constitutionnel à propos de la loi sur la rétention de sûreté sont les derniers avatars de cette nervosité et montrent à quel point le Président supporte peu la contradiction.
De là à dire, comme l’écrit le quotidien espagnol El País (reprit dans le Courrier International du 25 février), que Sarkozy est un “malade de l’égo” ? Peut-être, si l’on en juge la volonté inébranlable du chef de l’Etat de passer outre toute opposition à sa volonté en contournant l’avis rendu par les Sages, ou encore la terreur qu’il semble exercer sur un entourage qui n’ose plus le contredire sur rien.
Aussi pouvons-nous nous demander si le Président Sarkozy n’est tout simplement pas en train de perdre le contrôle et s’il y a dans ses actes une logique autre que celle d’un fou. Et dans ce cas s’il a la stature pour être Président de la République. Ou bien au contraire devons-nous simplement considérer que nous avons un Président humain, qui répond “d’homme à homme“, de manière “virile” comme l’explique Jean-Pierre Raffarin, et nous féliciter avec Brice Hortefeux que “le président de la République s’exprime comme chaque Français” ? Et dans ce cas ne confondons-nous pas popularité avec vulgarité ?